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SAINT-QUENTIN-LA-POTERIE, UN VILLAGE CHARGE D'HISTOIRE
Saint-Quentin-la-Poterie a rajouté à son nom la Poterie en 1886. En effet, les services postaux de l’époque soucieux du bon fonctionnement du courrier, souhaitaient différencier les 32 communes portant le nom de Saint-Quentin en France. Notre Saint-Quentin était le seul à témoigner d’une activité artisanale soutenue dans les Arts Céramiques depuis le XIVème siècle, d’où le nom de « Saint-Quentin-la-Poterie » (décret de 1886 signé par Jules Grévy, Président de la République).
A la découverte de village :
Commune de 3000 habitants située entre mer et Cévennes, Saint-Quentin-la-Poterie offre un patrimoine touristique et culturel hors du commun.
Découvrir l’art de vivre à Saint-Quentin-la-Poterie, c’est apprécier la beauté de ses paysages, la douceur de son climat, sa diversité culturelle et son artisanat.
La poterie de Saint-Quentin est remarquable de création et de diversité. La vingtaine d’ateliers que l’on peut découvrir en parcourant le village en sont une démonstration éclatante. Mais Saint-Quentin n’est pas seulement un magnifique lieu culturel, c’est aussi une zone reconnue pour les produits issus de culture biologique, huile d’olive, vins du Duché d’Uzès, pains, volailles labellisées… Les artisans des métiers de bouche se disputent les distinctions dans leur domaine.
LES GRANDS HOMMES DE ST-QUENTIN
Joseph MONIER (1823 – 1906)
Issu d’une famille de cultivateurs de Saint-Quentin-la-Poterie, il s’installe à Paris en 1849 comme horticulteur. Puis il exerce la fonction de conducteur de travaux aux jardins du palais impérial du Luxembourg, où il concrétise ses recherches sur l’utilisation du béton armé pour les bacs à fleurs, réservoirs et rocailles.
Entre 1867 et 1891, il dépose douze brevets et additifs relatifs à ses recherches antérieures, mais aussi pour le bâtiment et les travaux publics : bassins, tuyaux, égouts, gaines, clôtures, dalles, planchers hourdés, poutres, ponts, escaliers, maisons et enduits armés.
C’est le brevet de 1877 concernant les traverses de chemin de fer qui, aujourd’hui encore, fait référence dans le monde entier, car il est le premier à faire entrer l’incidence du métal dans la résistance du matériau. Il est présent dans les expositions universelles auprès de son maître Alphan qui fera appel à ses compétences pour la création des parcs de la capitale que lui a confiée le baron Haussmann. Malheureusement, la générosité et la grande bonté de Joseph Monier ne le mettront pas à l’abri des hommes d’affaires et à la misère, dans laquelle il finiré ses jours en 1906. Du « Monierbau » allemand au « Monier concrete » australien, son nom et son œuvre restent présents dans le monde entier.

JOB MOUTON CLERC(1854 – 1983)
Dans son usine créée en 1880 à Saint-Quentin-la-Poterie seront fabriquées et commercialisées dans le monde entier des pipes en terre à fumer mais aussi pour les stands de tir des fêtes foraines. Après l’Europe et l’Afrique, Job Clerc étend son marché à l’Asie. En 1917, il est contacté par « l’Américain CLazy Pipes Work » de New-York, il expédie alors plus de 4000 pipes aux U.S.A.
Il crée des modèles dont le fourneau représente des poteries locales, puis il trouve l’inspiration dans l’actualité et ses modèles sont à l’effigie de généraux (Joffre), de souverains (Albert 1er) ou d’hommes politiques (Déroulède).
Mais la pipe en terre à fumer se vend moins ce qui oblige Job Clerc à fermer son usine en 1933. Elle rouvrira de 1940 à 1972.
Robert Doisneau fait un reportage sur l’usine en 1968.
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